31/01/2010
Le CA confirme la position exprimée le 18 décembre et constate que l’arrêté du 31 décembre 2009 n’a fait qu’ajouter à l’inquiétude et à la confusion.
Il mandate la présidente pour transmettre au MESR des demandes concernant :
- un report de la session de l’automne 2010 au printemps 2011
- des assurances concernant le budget des futures formations
- des éclaircissements sur l’articulation du décret du 28 juillet 2009 et de l’arrêté du 31 décembre 2009.
Le CA réaffirme la nécessité d’une formation professionnelle de qualité, et en particulier d’une progressivité dans les stages excluant tout stage en responsabilité avant la réussite du concours.
Adoptée à l’unanimité.
18/12/2009
Motion votée lors du CA de l’Université Stendhal du 18/12/9
Le CA de l’Université Stendhal-Grenoble3 constate que les graves inquiétudes sur l’avenir de la formation des enseignants manifestées l’année dernière par la non-transmission des maquettes n’ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevable en l’état les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre dernier, propositions qui ne tiennent compte ni des conclusions du groupe «inter-conférence universitaire », ni des différents groupes de travail, ni de l’avis de la CPU ni de celui de la CDIUFM et du comité de suivi Masters.
Le dispositif actuellement prévu est à la fois inapplicable en l’état et très défavorable à tous les étudiants, ceux qui se destinent à l’enseignement comme les autres. Le calendrier proposé pour l’année de M2 ne permet ni d’approfondir les disciplines fondamentales, ni d’initier les étudiants à la recherche, ni de les aider à aborder les aspects didactiques et pédagogiques du métier d’enseignant. Plus précisément, le CA constate que ces nouveaux dispositifs mis en place au mépris de toute concertation par le gouvernement vont :
- augmenter la durée des études non rémunérées et la sélection sociale par l’argent
- envoyer en stage des étudiants sans formation, tout en restreignant considérablement le nombre d’enseignants titulaires, ce qui revient à faire assumer aux stagiaires le rôle de remplaçants
- placer les épreuves écrites des concours au début de l’année universitaire de M2, favorisant ainsi le recours à des institutions privées pour le bachotage préparatoire aux épreuves durant l’été
- suggérer aux étudiants de présenter successivement, à quelques semaines d’intervalle, les concours de PE, de PLC, et de PLP
- demander aux étudiants de M2 de préparer un oral de concours, suivre des stages (d’observation, de pratique et enfin de responsabilité), se former à la recherche et rédiger un mémoire, s’initier à la dimension internationale de leur fonction future et connaître l’organisation de l’éducation nationale, tout ceci entre février et mai.
Aussi le Conseil d’administration de l’université l’Université Stendhal-Grenoble3 demande au gouvernement qu’il retire ce projet rejeté par l’immense majorité des acteurs du dossier.
Motion adoptée à l’unanimité
17/12/2009
Le CA de l’université Stendhal, après avoir pris connaissance de l’analyse du groupe de synthèse et des propositions contenues dans le document « réforme de la formation et du recrutement des enseignants » s’associe pleinement à la position exprimée par la CPU dans sa réunion du 19/11/2009.
Adoptée à l’unanimité le 23/11/9
15/12/2009
L’AG tenue à l’IUFM de Grenoble lors de la mobilisation du 15 décembre 2009 appelée par 19 organisations syndicales et associatives et réunissant plus largement le Collectif de l’IUFM, des enseignants du primaire et du second degré, des formateurs, des BIATOS, des étudiants, des enseignants du supérieur, des stagiaires actuellement en formation, Sud Education et des associations complémentaires de l’école publique
réaffirme son attachement à :
- une véritable formation professionnelle initiale et continue des enseignants,
- un réel service public d’éducation pour tous sur tout le territoire et le maintien des statuts de la Fonction Publique d’Etat,
demande :
- l’abrogation des décrets de juillet 2009 et des textes d’application,
- des postes à hauteur des besoins.
L’AG demande que les organisations syndicales et la CNFDE appellent à une grève et à une mobilisation unitaire et interprofessionnelle pour la défense de l’école et de ses valeurs, pour la défense de la formation professionnelle publique des enseignants, et plus généralement pour la défense de la Fonction Publique.
Elle appelle les enseignants du primaire et du secondaire à s’organiser en AG par bassin, et à mobiliser les parents d’élèves largement sur un week-end.
Elle appelle l’ensemble des enseignants des UFR et des IUFM à se réunir dès janvier afin de préparer le boycott de l’élaboration des parcours ou maquettes de master destinés aux futurs enseignants.
Elle appelle les personnels des IUFM à poursuivre leur campagne d’information envers les étudiants et stagiaires : un texte devrait être lu au début de chaque cours.
Elle soutient les personnes en résistance pédagogique.
11/12/2009
Pour demander l’abandon de la réforme de mastérisation, étudiants, enseignants, parents d’élèves, élus et média sont attendus le mardi 15 décembre à l’IUFM de Grenoble dès 8h00 et centre ville de Grenoble dès 16h30 (Place Félix Poulat)
Programme de la journée :
- 8h-9h : tous à l’IUFM pour débrayer, tracter, bloquer, discuter, boire le café, se réchauffer tant qu’il y a de la lumière…
- 9h-12h : tous dans l’amphi de l’IUFM pour un joyeux moment démocratique à visée maïeutique ou thérapeutique. Après un rapide point d’infos, et avant la rituelle complainte de l’AG qui se poursuivra à 11 heures, vous êtes tous conviés dès 9h30 pour une conférence libre, gratuite, laïque et unique du Dr Delmas. Que vous soyez simplement intellectuellement curieux, atteints de schizophrénie de conduction ou proche de la névrose expérimentale, cette conférence de psychologie sociale appliquée au contexte actuel vous surprendra : effet cathartique garanti !
Programme détaillé :
- 9h-9h30 : Point d’informations sur les dernières annonces concernant la mastérisation.
- 9h30-10h30 : L’effet pervers de la soumission en acte. Petite conférence de contre-manipulation à l’usage des honnêtes gens : de la dissonance cognitive à la théorie de l’engagement, en passant par la soumission à l’autorité ou la résignation acquise [Florian Delmas, Maître de Conférences en psychologie sociale à l'UPMF].
- 10h30-11h : Débat pour réfléchir, au-delà de nos opinions, aux effets de nos engagements librement consentis dans le travail.
- 11h-12h : AG suivie d’un vin chaud de Noël.
- 14h-16h : Ceux qui le souhaitent préparent dans le hall B les pancartes, slogans, tracts, lip-dub, freezing, criée, ronde… pour le rassemblement unitaire de 16h30 centre ville avec nos collègues du primaire et du secondaire.
- 16h30 : Rassemblement place Félix Poulat pour informer et interpeler la population sur les effets de la mastérisation.
10/12/2009
Aujourd’hui, le gouvernement impose sa réforme du recrutement et de la formation des enseignants, au mépris du front de refus qui a mobilisé la communauté universitaire. Les décrets du 28 juillet et la circulaire du 27 Août instaurent une rupture sans précédent entre l’Etat, l’école et les citoyens.
TOUS MOBILISES CONTRE LA REFORME LE 15/12 – RDV dès 16h30, Place Félix Poulat
Télécharger 2 tracts d’appel et d’information :
26/11/2009
Appel aux enseignants de la maternelle à l’université, aux parents d’élèves, à tous les citoyens (SLU, 24 novembre 2009)
Le 13 novembre 2009, le gouvernement a présenté ses décisions concernant la réforme de la formation des enseignants pour les écoles, les collèges et les lycées.
Nous, personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous lui répondons aujourd’hui que nous refusons d’appliquer ces décisions néfastes, prises en dépit du bon sens et au mépris de tous :
- au mépris des étudiants
- Au mépris de la qualité de la formation des futurs enseignants
- Au mépris des élèves
- Au mépris du service public d’enseignement et de recherche
- Au mépris de toute écoute et de toute efficacité dans l’action gouvernementale
Nous n’appliquerons pas cette réforme, nous ne mettrons pas en place les stages, nous ne rédigerons ni projet de maquettes ni parcours de formation,
Nous ne contribuerons pas à la destruction du service public de l’enseignement et de la recherche de la maternelle à l’université.
Que le gouvernement prenne ses responsabilités. Nous prenons les nôtres !
Voir le texte complet sur le site de SLU
25/11/2009
Les étudiants, stagiaires et tous les personnels de l’IUFM de Grenoble réunis en AG le mardi 24 novembre 2009 considèrent :
- que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants constitue une attaque frontale contre l’ensemble de l’Ecole,
- que la réforme proposée prend en otage les élèves, les étudiants actuellement en Licence et les stagiaires au nom d’une privatisation du Bien Public, sous couvert d’économies budgétaires,
réaffirment :
- leur attachement à un réel service public d’éducation pour tous et sur tout le territoire,
- leur attachement à une véritable formation professionnelle initiale et continue des enseignants,
- leur opposition aux décisions ministérielles présentées les 13 et 18 novembre 2009,
demandent :
- l’abrogation des décrets de juillet 2009 et l’abandon de cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Une toute autre réforme est nécessaire, avec un temps de formation augmenté,
- des postes à la hauteur des besoins,
- le maintien des statuts de la fonction publique et une véritable revalorisation salariale,
et appellent les personnels de l’Education Nationale à ne pas appliquer cette réforme, à ne pas participer à sa mise en place et à s’y opposer par tous les moyens administratifs et pédagogiques en leur possession. Il revient aux partisans de la réforme d’en être ouvertement les artisans.
Le CR de cette journée de mobilisation et les photos sont consultables sur le blog du Collectif de l’IUFM
18/11/2009
Le projet de budget pour 2010, actuellement en discussion au Parlement, est catastrophique pour la Fonction publique et les services publics . Dans ce cadre, l’Éducation paie un lourd tribut : 16 000 suppressions d’emplois qui s’ajouteront aux 13 500 suppressions de 2009 et aux 11 200 de 2008. Les applications de la RGPP (révision générale des politiques publiques) créent et créeront de plus en plus de conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels mais aussi sur la qualité et la proximité des services publics.
À ces mesures et orientations contre les personnels et les élèves, il faut ajouter toutes les « réformes » qui mettent en danger le service public d’Éducation et ses missions : bouleversement du temps scolaire et des programmes dans le premier degré, suppression des RASED, projet de réforme du lycée, Loi LRU…
Les organisations syndicales CGT Educ’action, FSU, Pas 38-UDAS, Sud éducation appellent les personnels à se mobiliser :
Contre
- les conditions de travail gravement détériorées
- les suppressions de postes et le recours accru aux emplois précaires
- l’individualisation des carrières et la gestion au mérite
- l’autoritarisme de notre hiérarchie
- la réforme du bac pro en 3 ans
- une réforme inacceptable de la formation des maîtres
Pour
- le respect de nos statuts
- l’abrogation de la loi dite de mobilité
- le respect des droits et libertés collectifs
- la revalorisation collective de nos salaires et de nos métiers
- le rétablissement des postes supprimés, l’augmentation des recrutements et un plan de titularisation des précaires
- les moyens d’accomplir correctement nos missions la formation initiale et continue des personnels
Pour imposer une autre politique éducative, Grève nationale le mardi 24 novembre
Assemblée générale sur le campus à 10h Amphi F du DLST (UJF)
Manifestation à 14h30, place de la gare à Grenoble
Assemblée générale à 17h, Bourse du travail de Grenoble
16/11/2009
Les 2ndes Assises de la formation des enseignants ont réuni une soixantaine de personnes sur la journée : représentants de fédérations de parents d’élèves, représentants syndicaux, élus régionaux et municipaux, représentants de collectifs grenoblois et lyonnais, représentants de mouvements d’éducation populaire, étudiants, stagiaires IUFM, personnels administratifs et enseignants du primaire, du secondaire, des IUFM et des Universités.
Ces assises ont été l’occasion de faire travailler ensemble des personnes, collectifs et organisations, tous alertés par les effets négatifs de la réforme de la formation des enseignants : les parents s’inquiètent de l’utilisation d’étudiants non formés comme moyens d’enseignement, les enseignants en poste constatent la déstructuration des équipes pédagogiques par le recours croissant à des personnels vacataires, les enseignants précaires ne voient plus de possibilités d’améliorer leurs conditions de travail, les responsables de formation IUFM sont conscients de la détérioration des conditions de préparation aux concours (explosion des effectifs d’étudiants à moyen constant, mise en responsabilité d’étudiants en stage au détriment de la sécurité des élèves et de la réussite au concours), les personnels des IUFM et des UFR se trouvent dans une situation paradoxale : au nom d’une amélioration de la formation des enseignants, participer à sa destruction. Décision a été prise d’alerter non seulement les parents d’élèves, mais également tous les Maires de France sur les problèmes de responsabilité engendrés par la mise en stage d’étudiants et les atteintes à la laïcité (accord Vatican-Kouchner et loi Carle). L’assemblée des Assises du 21 octobre a rédigé une suite au Manifeste du 30 juin, dont elle réaffirme les principes, en le concluant par une demande d’abrogation des décrets sur la mastérisation publiés pendant l’été. Ce second Manifeste analyse les éléments de la réforme actuelle qui signent une rupture quasi-constitutionnelle entre l’Etat, l’Ecole et les citoyens.
Voir le détail sur le blog du collectif IUFM Grenoble