Les universitaires se battent pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche

LES UNIVERSITAIRES SE BATTENT DEPUIS DES MOIS POUR SAUVER LE SERVICE PUBLIC D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE RECHERCHE

Lettre aux étudiants et à leurs familles

Par les personnels enseignants-chercheurs, administratifs et techniques mobilisés de l’Université Stendhal

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Qui sont les enseignants-chercheurs ?

Un enseignant-chercheur est diplômé en moyenne à Bac + 8 ou 10, est souvent agrégé des universités, et parfois ancien élève des grandes écoles. Il gagne en moyenne entre 2000 et 2500 euros par mois.

Que font les enseignants-chercheurs ?

  • cours aux étudiants : 1h de cours nécessite au moins 4h de préparation ; suivi des mémoires de master et des rédactions de thèses, tutorat de stages

  • des travaux de recherche qui permettent de faire évoluer les connaissances et d’enrichir la formation universitaire : rédaction d’articles et de livres, participation à des colloques et à des séminaires, expertise de projets et d’unités de recherche

  • gestion des affaires administratives courantes de l’université : élaboration des emplois du temps, vote des budgets, réunions de concertation ; tâches qui pour la plupart devraient être assurées par des personnels administratifs dont c’est le métier, mais dont les postes sont régulièrement supprimés depuis des années

  • participation aux commissions d’élaboration des sujets de bac et aux jurys du bac

  • participation aux jurys du CAPES, de l’agrégation et de l’entrée aux grandes écoles

Au total, ils travaillent bien plus de 40 heures par semaine et consacrent les périodes où il n’y a pas cours à leurs travaux de recherche, qui leur permettent aussi de préparer leurs cours. Cette charge de travail ne pourra qu’augmenter si le Gouvernement continue à supprimer des postes (1030 en 2009 !)

Que refusent les universitaires ?


  • la mastérisation de la formation des enseignants du primaire et du secondaire
    • qui consiste à transformer un concours national de recrutement des enseignants des écoles, collèges et lycées, donnant droit à un poste de fonctionnaire rémunéré, en un diplôme délivrant un certificat d’aptitude à enseigner. Dans ce cadre, les candidats à l’enseignement devront démarcher eux-mêmes les établissements pour trouver un emploi, et tous les établissements ne seront donc pas traités équitablement.
    • qui consiste à remplacer une épreuve portant sur la matière à enseigner par une épreuve portant sur la connaissance administrative du système éducatif ; et qui supprime l’année de stage rémunérée, ce qui fragilise le niveau de qualification de tous les enseignants et introduit une sélection par l’argent – les étudiants issus des familles les plus modestes auront du mal à financer une année d’étude supplémentaire.
  • la réforme de leur statut, qui aboutit à séparer la recherche de l’enseignement et à présenter l’enseignement comme une punition, ce qui nuira grandement à la qualité de la formation dispensée aux étudiants.
  • la suppression des postes d’enseignants-chercheurs et d’administratifs et la précarisation des personnels : il est impossible de faire plus et mieux avec moins !
  • l’augmentation des droits d’inscription à l’université, qui sera un des effets du désengagement progressif de l’État des établissements d’enseignement supérieur.
  • la disparition programmée des filières considérées comme non rentables

Face aux réformes du Gouvernement, il faut sauver le service public d’enseignement supérieur et de recherche !

Comment se battent les enseignants-chercheurs ?

Depuis plusieurs mois, ils demandent le retrait de toutes ces réformes. Pour ce faire, ils ont signé des pétitions, rédigé des motions, rencontré les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, interpellé les élus locaux, manifesté une fois par semaine, organisé des actions médiatiques, pratiqué la non-tenue des jurys du premier semestre, démissionné de leurs charges administratives, fait la grève des cours…

Malgré cela, le Gouvernement multiplie les annonces médiatiques pour faire croire qu’il a satisfait les exigences des enseignants-chercheurs. C’est faux !

Voilà pourquoi ils continuent à se battre, aux côtés des personnels administratifs et techniques, avec et pour les étudiants !

Les universitaires n’ont pas cherché le rapport de force !

Les seuls responsables de la situation actuelle sont les ministres qui refusent d’entamer de véritables négociations.

Ce que les personnels de l’université auront gagné, ils ne l’auront gagné ni pour eux ni pour leurs carrières :

ils l’auront gagné pour les étudiants et pour les générations futures !

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