Lidilem « labo en lutte »

Liste des motions votées

1- Suite à la coordination nationale des délégués de labo (12 mars 2009), le laboratoire LIDILEM se déclare « labo en lutte ».

(6 abst, 0 contre, 39 pour)

2- Le laboratoire LIDILEM affirme que la recherche française ne souffre pas d’un déficit d’évaluation, mais d’un déficit de moyens, notamment au niveau des postes de soutien à la recherche (ingénieurs et administratifs).

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

3- Le laboratoire LIDILEM s’oppose au projet de contrat doctoral unique, pour les raisons suivantes :

  • Il introduit une précarité d’exception, supérieure à ce qu’offre un contrat standard de droit privé (non reconduction sans motif ni préavis au bout d’un an, etc.);
  • Il n’offre aucune garantie en ce qui concerne la formation des doctorants à l’enseignement (rien n’est prévu pour le maintien des CIES);
  • Géré localement, il consacre l’abandon du financement d’une partie des allocations par l’Etat (sans transfert de moyen)
  • Il ne prend pas en compte la diversité des thèses, la diversité des attendus dans chaque discipline, notamment par les CNU disciplinaires.

Tout en renforçant les inégalités de traitement et donc la compétition entre doctorants, ce contrat va à contre-sens d’une réforme du statut reconnaissant la spécificité du doctorat, sa prise en compte dans les conventions collectives, et entérine la précarité des doctorants. Rien n’est évoqué quant à l’amélioration des conditions de travail des doctorants financés et encore moins des doctorants non financés (notamment, le droit à un poste de travail même sans charge de cours).

(5 abst, 0 contre, 40 pour)

4- En outre, le laboratoire LIDILEM demande une augmentation du volume global d’allocations de recherche, chroniquement insuffisant en SHS.

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

5- Le LIDILEM s’oppose à la sous-dotation chronique des laboratoires en SHS. Il est anormal qu’en raison de l’insuffisance des dotations récurrentes, les chercheurs n’aient d’autres choix que de recourir systématiquement à des financements complémentaires pour mener à bien leur travail.

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

6- La recherche, qu’elle soit fondamentale ou appliquée, doit pouvoir s’appuyer sur des dotations récurrentes suffisantes et un fort contingent de postes statutaires. Le financement par appel à projet et le recours à des contractuels ne peuvent être érigés en norme, car ils n’offrent pas, d’un point de vue systémique, les conditions d’une recherche de qualité, scientifiquement indépendante et ancrée dans le temps long du développement scientifique.

(1 abst, 0 contre, 45 pour)

7- Le laboratoire LIDILEM réclame en conséquence non seulement qu’aucun poste ne soit retiré aux universités mais qu’il en soit créé pour que leur dotation atteigne celle des grandes écoles, une recherche de qualité et un enseignement supérieur, fortement adossé à la recherche, favorisant la réussite de tous les étudiants, sont à ce prix.

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

8- le laboratoire LIDILEM s’oppose à une conception managériale de la recherche, à l’allocation des moyens basée sur la performance, à l’intéressement financier des chercheurs (« système de primes variables sur objectif », cf. contrat d’objectif et de moyens CNRS).

(5 abst, 0 contre, 40 pour)

9- Le laboratoire Lidilem s’inquiète des conséquences de la LRU en ce qu’elle entérine la mise en concurrence des universités et concentre les moyens sur celles qui sont jugées plus performantes (système SYMPA, plan campus,…). L’instauration d’un système à deux vitesses est contradictoire avec le principe d’un service public de qualité, quasi-gratuit et accessible à tous.

(3 abst, 3 contre, 39 pour)

10- Le laboratoire LIDILEM s’oppose à la modulation du service des enseignants chercheurs, dans l’état actuel de la rédaction du décret, qui n’offre pas de garantie sur le maintien du potentiel recherche global des établissements.

(6 abst, 7 contre, 32 pour)

11- Le laboratoire LIDILEM s’oppose à une évaluation quantitative, qui par son caractère réductionniste et stérilisant supprimerait la dimension critique de l’évaluation scientifique, et inciterait au productivisme et à la standardisation des travaux au détriment de la qualité et de l’originalité.

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

12- Le laboratoire LIDILEM s’oppose à une évaluation qui ne tiendrait compte que des publications, ignorant par là même toutes les facettes du métier de chercheur : organisation de conférences et de colloques, encadrement d’étudiants, participation à des comités de lectures et à des équipes éditoriales, missions d’expertise, collaboration à des projets, tâches d’ingénierie, etc.

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

13- Le laboratoire LIDILEM demande que soit défini un système d’évaluation qualitative tenant compte des particularités de chaque discipline et ouvert à l’interdisciplinarité. Le système d’évaluation mis en place par les récentes réformes se fonde sur une représentation normative de la recherche où la seule forme de communication scientifique est la transmission par le biais d’articles de revue et non l’échange entre chercheurs d’un même domaine.

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

14- Le laboratoire LIDILEM demande à l’AERES de retirer de sa terminologie les expressions « publiant/non publiant » qui ne rendent aucun compte de la réalité (on peut publier beaucoup et être « non-publiant »), incitent certains labos à adopter des stratégies de contournement injustes et improductives (les « non publiants » devenant membres associés pour ne pas nuire aux évaluations) et jettent le discrédit sur une grande partie de notre communauté.

(6 abst, 0 contre, 39 pour)

15- Le laboratoire LIDILEM s’oppose au projet de mastérisation tel qu’il se présente actuellement et à sa mise en oeuvre immédiate et non réfléchie. Notamment, une telle réforme ne permettrait plus :

  1. une formation en alternance, une des caractéristique de toute formation professionnelle ;
  2. et pour le cas particulier de Grenoble, la construction d’une identité professionnelle du fait de l’éclatement de la formation sur les 4 universités (et dans certaines universités un éclatement dans différentes composantes). Nous demandons que le projet soit redébattu et que sa mise en oeuvre soit reportée pour laisser le temps aux acteurs directement concernés (IUFM et universités) de conduire cette réforme de manière concertée et bénéfique pour l’éducation.

(1 abst, 0 contre, 44 pour)

16- Le laboratoire LIDILEM soutient l’initiative de Budapest (http://www.soros.org/openaccess/fr/read.shtml). Le laboratoire LIDILEM, s’oppose à un système d’évaluation favorisant des intérêts économiques privés au détriment de la diffusion du savoir et demande le retrait complet et définitif de la « liste des revues » de l’AERES. Les personnels du Lidilem demandent au conseil de laboratoire de mettre cette question à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale du laboratoire en vue d’une prise de position institutionnelle.

(12 abst, 1 contre, 32 pour)

17- Dans la situation actuelle de refus de dialogue du gouvernement sur les dossiers concernant l’enseignement supérieur et la recherche, les membres du laboratoire Lidilem refuseront jusqu’à nouvel ordre de participer comme experts aux évaluations de projets, de formations et d’unités de recherche organisées par l’AERES ou l’ANR.

(6 abst, 2 contre, 18 pour)

45 personnes ont voté, 2 ont déclaré ne pas prendre part au vote des 16 premières motions, 4 ont déclaré ne pas prendre part au vote de la motion 17.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Assemblées générales, Labos

Les commentaires sont fermés.