Archives de Tag: élus locaux

Voeu relatif à la situtation des universités – Intervention des éluEs écologistes

Intervention de Maryvonne Boileau

Comme nous l’avons indiqué en conférence des présidents, nous demandons à ce que le groupe Ecologie & Solidarité soit associé à ce vœu.

Nous souhaitons également faire une remarque. Nous voterons ce vœu évidement. Toutefois, nous tenons à rappeler que, concernant l’Université Pierre Mendès France qui a fait le choix, contre l’avis de la communauté universitaire, d’accepter le principe de mastérisation de la formation des enseignants c’est grâce à la voix du représentant de la Ville de Grenoble et malheureusement, d’autres élus municipaux qui étaient délégués par ailleurs à ce Conseil d’Administration.

Nous allons bien sûr voter ce vœu car c’est très important mais il ne suffit pas de dire sa désapprobation par un vœu, les actes, c’est nettement plus important.

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Voeu relatif à la situation dans les universités – Ville de Grenoble

Ville de Grenoble, Conseil municipal du 6 juillet 2009

Voeu présenté au nom des groupes PC, PS, PRG, MRC, Société civile, Go, Ecologie & Solidarité

Monsieur le Maire, Cher(e)s collègues,

Notre Conseil Municipal s’est déjà prononcé à propos de la situation des Universités. Pourtant, la lutte des étudiants et des enseignants- chercheurs continue. A l’heure où les délibérations concernant le Plan campus et le projet de Contrat Etat-Région vont être présentées dans les collectivités territoriales, le Gouvernement ne peut continuer à ignorer les revendications légitimes des étudiants et des personnels des Universités. En effet, les réformes du service public d’enseignement supérieur et de recherche, engagées dès 2006 avec le « pacte recherche », vont dans le sens d’une déstructuration en profondeur. Cela ne saurait laisser indifférente une ville universitaire comme la nôtre. La loi d’autonomie des universités (LRU), prélude aux décrets d’avril 2009, s’inscrit dans une politique qui cache bien mal l’abandon de la responsabilité de l’Etat. La concentration des pouvoirs autour du président est une porte ouverte à des décisions placées sous le signe de l’arbitraire. La mise en place de politiques managériales, également à l’oeuvre dans les hôpitaux et la magistrature, là où la collégialité est seule garante d’indépendance, est bien le signe que ces réformes engagent l’université dans une voie préoccupante. Dégradation de la formation des professeurs, modification des  statuts des enseignants chercheurs, nouveau contrat doctoral, démantèlement des grands organismes de recherche : la multiplication des passages en force du gouvernement sur ces dossiers insuffisamment concertés avec les personnels comme avec les étudiants doit nous inquiéter. Le service public d’éducation et de recherche qui devrait être garant de l’égalité de tous est menacé. Les filières jugées peu rentables risquent de disparaître à terme. Les filières jugées rentables, richement dotées, seront l’enjeu d’une concurrence exacerbée entre universités, entre étudiants.

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Réponses des élus Grenoblois à notre interpellation

Le 2 avril dernier, nous avons interpellé les élu-e-s à la Ville de Grenoble.

Les Groupes communiste et Grenoble objectif citoyenneté nous ont assuré de leur soutien, et proposent de nous rencontrer.

Le groupe des élu-e-s écologistes nous a fait cette réponse argumentée le 17 mai 2009 (les insertions des liens sont de nous) :

 » Bonjour,

Désolé pour le délai de réponse, mais notre action publique a suffisamment montré que nous sommes pleinement en phase avec les objectifs de vos actions.

Nous avons en effet dès février proposé et fait voter par notre Conseil Municipal (à l’exception de l’UMP, du MoDem, des démocrates européens et du PRG !) le vœu que vous pouvez retrouver ici qui a été repris sur le site de la « Coordination enseignement supérieur- recherche » qui relate votre combat.

Dans ce vœu que nous avons voulu consensuel, nous n’indiquions pas notre demande d’abrogation de la loi LRU. En effet plusieurs élus dits de gauche du conseil municipal restent intimement persuadés de l’intérêt de la loi LRU qui « ouvrirait les universités sur le monde du travail et leur donnerait une bonne gouvernance ». Quand on sait que les mêmes, désignés par leur collectivité pour siéger aux CA des universités, n’y vont jamais et donnent ainsi des pouvoirs en blanc au président, on peut rester dubitatif sur leur idée de la bonne gouvernance des universités !

Les projets de mastérisation des IUFM sont très dangereux pour le service public. Nous sommes attentifs au maintien d’une formation des maîtres spécifique tout en renforçant des liens avec les disciplines enseignées dans les autres composantes de nos universités. Mais ceci ne doit être réalisé qu’avec un large consensus des personnels et étudiants et non par des décrets imposés d’en haut. Par ailleurs, la création de stages longs non rémunérés vise à combler les suppressions de postes mises en œuvre aujourd’hui et accentuées demain dans les écoles, collèges et lycées. Ne ne pouvons l’accepter. Le report partiel de la mastérisation va permettre d’inscrire les étudiants à l’IUFM de Grenoble, mais nous devons rester vigilants avec vous pour l’avenir.

C’est bien le sens de notre participation, de temps en temps suivant nos disponibilités, aux « rondes des obstinés ».

En continuant la lutte à vos côtés, recevez nos salutations militantes,

Le Groupe Ecologie & Solidarité – EluEs Verts, Ades, Alternatifs de la Ville de Grenoble »

Voir aussi l’interpellation par le collectif IUFM des élu-e-s sur les inscriptions

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Les élus de Grenoble alertés sur les inscriptions à l’IUFM

Le 30 avril 2009

Bonjour,

Le collectif de l’IUFM de Grenoble, membre de la ronde quotidienne des obstinés grenoblois (dont nous vous remercions d’avoir facilité « la tenue spontanée » depuis une semaine sur la place publique de Grenoble), souhaite attirer votre attention sur un problème urgent et très préoccupant que rencontrent les étudiants de l’Université de Grenoble qui souhaitent préparer les concours de l’enseignement l’an prochain : la situation locale demeurant toujours non résolue en ce qui concerne les inscriptions des étudiants en préparation aux concours de l’enseignement à l’IUFM de Grenoble (premier degré et second degré), ces derniers se voient contraints de demander des pré-insriptions d’urgence dans les autres académies (à l’IUFM de Lyon par exemple, dont la clôture des pré-incscriptions est le 7 mai !!!).

Cette situation grenobloise est très singulière en France à l’heure actuelle, puisque la grande majorité des autres IUFM ont décidé, conformément à la motion votée par la CNFDE (Coordination Nationale de la Formation des Enseignants) le 4 mars, de reconduire intégralement pour l’an prochain leurs dispositifs antérieurs d’admission pour les étudiants désirant préparer les concours de l’enseignement des premier et second degrés.

Cette « fuite des cerveaux des étudiants grenoblois » n’est-elle pas très préoccupante ? (cf. sur notre blog, le lien sur le reportage que Grenews a réalisé, de l’interpellation par la ronde des très obstinés, du séminaire Valore se tenant dans l’amphi de l’IUFM le 29 avril, ou sur le site de grenews directement).

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à ce problème urgent,

Le Collectif de l’IUFM de Grenoble

Courrier envoyé au Maire de Grenoble, aux adjoints en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur, aux présidents des groupes politiques du Conseil municipal ; et à la conseillère générale en charge de l’éducation

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Pouvons-nous voir M. Le Recteur SVP ? – Action RGP du 2/4/9

Dans le cadre des actions « RGP » proposées par la coordination nationale des universités, nous avions décidé à Grenoble le 2 avril d’investir le rectorat.

Nous nous sommes retrouvés une petite centaine devant l’Hôtel de ville. A 14h00, 5 d’entre nous sont partis devant pour entrer l’air de rien, et bloquer les portes : mais par manque de coordination, la foule a suivi, et tout le monde a fondu d’un coup sur le rectorat. Quand nous sommes arrivés devant, bien entendu, les portes étaient déjà closes. Du coup nous nous sommes rabattus sur le plan B : investir l’hôtel de ville pour interpeler les élus. Là tout le monde est entré tranquillement (certains ont même pris des tickets pour faire la queue !) et nous avons demandé un entretien avec M. le Maire, afin de connaître sa position par rapport aux réformes en cours. Le chef de Cabinet est venu nous informer que Destot n’y était pas, mais qu’il était possible de voir un adjoint, en
petite délégation, afin de lui parler. Nous avons refusé, et demandé à ce que l’adjoint vienne lui même dans le Hall entendre ce que nous avions à lui dire.

Nous avons demandé l’adjoint à l’enseignement (celle à l’Economie – Emploi – Université – Recherche (!) étant absente). Après plusieurs refus du directeur de Cabinet, qui s’inquiétait tout de même de nous voir nous incruster (et qui redoutait par dessus tout que nous restions la nuit), l’adjoint est finalement venu. Nous lui avons lu une déclaration écrite, que l’adjoint a prise pour la transmettre au maire M. Destot. Il a affirmé qu’il était d’accord avec nous. Nous lui avons ensuite demandé d’appeler le recteur, pour qu’il nous autorise à envoyer une petite délégation au Rectorat. Mais le Rectorat à répondu que le recteur était absent (ce qui était vrai, étant donné nos informations).

Au final, nous sommes gentiment sortis, et avons tenté un deuxième assaut du rectorat, plus tactique. Ce coup-ci deux ont réussi à entrer, mais par manque de soutien, ils n’ont pu bloquer les portes, et sont restés enfermés dedans. Du dehors, nous avons tenté d’ouvrir les portes coulissantes de force, mais elles se sont déboitées, et bloquées. Au bout d’un petit moment, les deux qui étaient dedans ont pu sortir par le garage.

Comme deux voitures de la BAC nous surveillaient, nous sommes repartis groupés vers le centre, dans l’intention de se disperser plus loin. C’était assez cocasse de voir les motards nous suivre jusqu’aux petites rues du centre, se demandant bien quel était notre prochain objectif…

A propos des élus locaux et du mouvement, lire aussi :

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Conseil Régional – question d’actualité posée par le PC – 28/3/9

Groupe communiste

Question d’actualité

Après 8 semaines, la mobilisation dans les Universités n’est pas prête de s’essouffler contrairement à ce que pourrait espérer le gouvernement de Monsieur Sarkozy.

La Coordination Nationale des Universités demande au gouvernement « de s’engager sur l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche, avant que l’état de désordre actuellement installé dans l’université ne soit irréversible, avant, tout simplement, qu’il ne soit trop tard ».

Ils demandent le retrait du décret statutaire, le retrait du décret sur la masterisation, le retrait du contrat doctoral unique, l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche ainsi que des engagements clairs en matière d’emploi statutaire.

Le constat est simple, la loi LRU de Madame Pécresse est en échec absolu auprès de toute la communauté universitaire. Hier soir, le CNRS a été évacué par la police alors qu’il était  occupé par les chercheurs depuis hier matin.

Les chercheurs avaient décidé l’occupation du siège après la tenue d’un conseil d’administration du CNRS, pour s’opposer au démantèlement et aux suppressions d’emplois.

Aux revendications des chercheurs, des enseignants, des étudiants, de toute la communauté scientifique de notre pays, à cela, le Gouvernement répond par le cynisme, le mépris et la répression, comptant sur l’épuisement du mouvement.

On observe une multiplication de la présence policière et la stratégie du pourrissement et de l’intimidation est intolérable, voire inquiétante pour nos libertés individuelles.

3 jeunes manifestants Lyonnais qui défilaient pacifiquement ont été récemment arrêtés et passeront en jugement la 1er avril. Que penser d’une société fermée au dialogue avec ses jeunes, et qui lui offre pour réponse les coups de matraques des CRS ?

Quelle est cette démocratie où la parole du peuple est à ce point ignorée ?

La loi Pécresse dite LRU favorise l’intrusion du système marchand dans l’Université. De ce fait, la communauté éducative sent peser une lourde menace sur la survie, la qualité de l’enseignement, l’égalité de l’accès au savoir. Le mouvement doit se poursuivre et s’amplifier.

Monsieur le vice-président à l’enseignement supérieur et à la recherche, quelle solidarité la Région peut-elle apporter par rapport à la situation préoccupante qui menace les Universités de Rhône-Alpes depuis près de deux mois ?

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Conseil Régional – question d’actualité des Verts – 18/12/8

Question d’actualité Groupe des Verts, Béatrice Janiaud, 18 décembre 2008

Monsieur le Président

Ma question porte sur la casse du système de formation initiale, supérieure et de recherche.

Le gouvernement déploie à vitesse grand V, un plan stratégique de démantèlement. Le succès des manifestations récentes témoigne de l’inquiétude.

La reculade ce lundi du ministre Darcos sur la réforme des lycées, montre que la précipitation nuit, puisque la population lycéenne, des parents et des professeurs est nombreuse et facilement mobilisable. Mais la vigilance est de mise.

Par contre dans l’enseignement supérieur la mobilisation est plus diffuse et les résultats sont là ;

  • suppression des IUFM pourtant seul lieu pour se former au dur métier d’enseignant.
  • les IUT : leur budget est versé dans le pot commun des universités dès le 1er janvier 09 : lorsque l’on sait qu’un étudiant de licence pro passé par l’IUT bénéficie d’au moins 2 fois plus de présence d’enseignant que celui passé par la fac, se rapprochant ainsi de l’élève de prépa, la tentation est trop grande.
  • Ne revenons pas sur la loi LRU de 2007, juste son évolution en cours, celle qui permet au président d’université de moduler le nombre d’heures de cours des enseignants-chercheurs selon leur « mérite ». Des profs à deux vitesses, la concurrence entre collègues quoi.
  • Le budget des universités dans le cadre de la LOLF est tombé vendredi dernier. Le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) a très majoritairement refusé la ventilation du budget. Le tout nouveau président de la Conférence des Présidents d’Université, issu de Lyon, a signifié ce matin son inquiétude. Sur notre région c’est une perte de 7 postes sur les « petites » universités de Chambéry et StE, de 15 sur Grenoble.
  • la casse du CNRS. Après le pompage de ses moyens par l’Agence Nationale de la Recherche, sa richesse d’interdisciplinarité est évacuée par le départ des sciences de la vie et la création de 10 instituts productifs pour ne pas dire productivistes. Cela à la suite d’un comité national tenu secrètement, les élus à peine informés, pour empêcher la manifestation prévue.

Le suicide récent d’un candidat à la présidence de l’Université Joseph Fourier nous rappelle tragiquement le grand malaise de l’élite intellectuelle française.

Alors voici ma question; M. le Président, Député du Rhône, que comptez vous faire?

Madame et Monsieur les vices -président en charge de la formation initiale, supérieure et de la recherche, que pouvons nous réellement faire ?

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