Archives de Tag: LRU

Stratégie de Lisbonne, Bologne – Grève européenne – Appel à mobilisation

Vendredi 12 mars – Manifestation à Grenoble – Départ de la gare SNCF à 14 heures

Appel du réseau de mobilisation sur l’Europe – http://reseau-europe.eu/

Aujourd’hui, des mobilisations s’amplifient dans toute l’Europe face à la marchandisation du savoir. Un sommet alternatif sera organisé à Bruxelles à l’occasion du conseil européen des 25 et 26 mars qui fera le bilan de la stratégie de Lisbonne, et alors que les Etats vont célébrer à Vienne, les 11 et 12 mars, les dix ans du processus de Bologne, des réseaux étudiants et universitaires dans différents pays européens agissent, préparent un contresommet militant, et appellent ensemble à une grève européenne.

Ces mouvements sociaux percent l’épaisse couche de consensus qui prévaut dans les institutions : sous prétexte d’ « harmoniser » les systèmes d’enseignement supérieur, le processus de Bologne prépare leur mise en concurrence et privatisation rampante. Il s’inscrit dans la stratégie de Lisbonne, dite pour « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », et qui a guidé les politiques européennes depuis dix ans. Celle-ci prévoit entre autres choses l’édification d’un marché européen de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les récentes réformes mise en oeuvre au niveau national dans les différents pays européens.

Au nom de la « compétitivité », ces réformes obligent les Universités à recourir à des financements privés et à augmenter les droits de scolarité. Elles creusent les inégalités en contraignant de plus en plus d’étudiants à un endettement massif qui décourage les plus démuniEs de la poursuite des études. Le service public est sacrifié à la rentabilité : sur le « marché du savoir », les étudiantEs sont sélectionnéEs en fonction de leurs ressources. Avec la mise en place de méthodes de gestion managériales, la précarisation des personnels, l’accroissement du pouvoir des entreprises, le savoir tend à être mis entièrement au service des intérêts économiques, au détriment de ses fonctions sociétales, et les filières jugées « peu rentables » sont le plus souvent promises à la disparition…

Lire la suite

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Actions

24/11/9 – Tous dans l’action pour l’école et nos métiers

Le projet de budget pour 2010, actuellement en discussion au Parlement, est catastrophique pour la Fonction publique et les services publics . Dans ce cadre, l’Éducation paie un lourd tribut : 16 000 suppressions d’emplois qui s’ajouteront aux 13 500 suppressions de 2009 et aux 11 200 de 2008. Les applications de la RGPP (révision générale des politiques publiques) créent et créeront de plus en plus de conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels mais aussi sur la qualité et la proximité des services publics.

À ces mesures et orientations contre les personnels et les élèves, il faut ajouter toutes les « réformes » qui mettent en danger le service public d’Éducation et ses missions : bouleversement du temps scolaire et des programmes dans le premier degré, suppression des RASED, projet de réforme du lycée, Loi LRU…

Les organisations syndicales CGT Educ’action, FSU, Pas 38-UDAS, Sud éducation appellent les personnels à se mobiliser :

Contre

  • les conditions de travail gravement détériorées
  • les suppressions de postes et le recours accru aux emplois précaires
  • l’individualisation des carrières et la gestion au mérite
  • l’autoritarisme de notre hiérarchie
  • la réforme du bac pro en 3 ans
  • une réforme inacceptable de la formation des maîtres

Pour

  • le respect de nos statuts
  • l’abrogation de la loi dite de mobilité
  • le respect des droits et libertés collectifs
  • la revalorisation collective de nos salaires et de nos métiers
  • le rétablissement des postes supprimés, l’augmentation des recrutements et un plan de titularisation des précaires
  • les moyens d’accomplir correctement nos missions la formation initiale et continue des personnels

Pour imposer une autre politique éducative, Grève nationale le mardi 24 novembre

Assemblée générale sur le campus à 10h  Amphi F du DLST (UJF)

Manifestation à 14h30, place de la gare à Grenoble

Assemblée générale à 17h, Bourse du travail de Grenoble

Poster un commentaire

Classé dans Actions

Voeu relatif à la situation dans les universités – Ville de Grenoble

Ville de Grenoble, Conseil municipal du 6 juillet 2009

Voeu présenté au nom des groupes PC, PS, PRG, MRC, Société civile, Go, Ecologie & Solidarité

Monsieur le Maire, Cher(e)s collègues,

Notre Conseil Municipal s’est déjà prononcé à propos de la situation des Universités. Pourtant, la lutte des étudiants et des enseignants- chercheurs continue. A l’heure où les délibérations concernant le Plan campus et le projet de Contrat Etat-Région vont être présentées dans les collectivités territoriales, le Gouvernement ne peut continuer à ignorer les revendications légitimes des étudiants et des personnels des Universités. En effet, les réformes du service public d’enseignement supérieur et de recherche, engagées dès 2006 avec le « pacte recherche », vont dans le sens d’une déstructuration en profondeur. Cela ne saurait laisser indifférente une ville universitaire comme la nôtre. La loi d’autonomie des universités (LRU), prélude aux décrets d’avril 2009, s’inscrit dans une politique qui cache bien mal l’abandon de la responsabilité de l’Etat. La concentration des pouvoirs autour du président est une porte ouverte à des décisions placées sous le signe de l’arbitraire. La mise en place de politiques managériales, également à l’oeuvre dans les hôpitaux et la magistrature, là où la collégialité est seule garante d’indépendance, est bien le signe que ces réformes engagent l’université dans une voie préoccupante. Dégradation de la formation des professeurs, modification des  statuts des enseignants chercheurs, nouveau contrat doctoral, démantèlement des grands organismes de recherche : la multiplication des passages en force du gouvernement sur ces dossiers insuffisamment concertés avec les personnels comme avec les étudiants doit nous inquiéter. Le service public d’éducation et de recherche qui devrait être garant de l’égalité de tous est menacé. Les filières jugées peu rentables risquent de disparaître à terme. Les filières jugées rentables, richement dotées, seront l’enjeu d’une concurrence exacerbée entre universités, entre étudiants.

Lire la suite

1 commentaire

Classé dans communiqués

Motions de la 11ème CNU – 3 juin 2009

11e Coordination nationale des universités Paris 13 – Villetaneuse – 3 juin 2009

La 11e Coordination nationale des Universités, qui s’est tenue le 3 juin 2009 à l’Université Paris 13, a rassemblé 31 établissements (universités et organismes) et 7 organisations (sociétés savantes, associations et syndicats). L’intervention d’une représentante de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a permis de souligner la similitude entre les réformes qui affectent l’ensemble du service public, ainsi que la nécessité de renforcer la convergence des mobilisations.

Liste des motions votées :

  • Motion « Mastérisation »
  • Motion « Statuts »
  • Motion « Postes et Moyens »
  • Motion « Actions »

Voir le détail des motions

Poster un commentaire

Classé dans Assemblées générales, Coordinations

L’Université Stendhal Grenoble 3 n’abdique pas et préserve son autonomie pédagogique et scientifique

Communiqué du 26/5/9 de la FercSup CGT Université Stendhal, du SnesUp Grenoble, de Sud Education Université Stendhal, des personnels mobilisés de l’Université Stendhal – Collectif MARRE – Sauvons l’Université (Université Stendhal)

La forte mobilisation des personnels et des étudiants de l’Université Stendhal a conduit l’équipe présidentielle de l’université Stendhal, en concertation avec les étudiants et personnels mobilisés, à proposer l’organisation de jurys de validation / obtention, permettant :

  • de mettre en œuvre un dispositif pédagogique adapté aux besoins des étudiants et répondant à la disparité des situations existantes au sein de l’université ;
  • de définir un programme et des objectifs de travail, au terme d’une approche concertée au sein des équipes pédagogiques et en lien avec les étudiants ;
  • de valider le deuxième semestre sur la base d’un travail personnel et d’un entretien devant jury chargé d’évaluer les aptitudes et les connaissances des étudiants ;
  • de garantir au-delà de cette fin d’année, un soutien et un renforcement disciplinaire aux étudiants pour lesquels il s’avérerait nécessaire.

Cette proposition est battue en brèche par la Ministre de tutelle qui, bien loin de s’inquiéter de la  transmission des savoirs ou de la réussite du plus grand nombre, et sans tenir compte du caractère extraordinaire de cette fin de semestre, voudrait nous imposer une évaluation hâtive, voire bâclée.
En menaçant notre Université du tribunal administratif, en refusant de reconnaître la validité de nos diplômes si nous maintenions cette modalité pourtant inscrite dans le cadre réglementaire de l’université en accord avec les textes en vigueur, la ministre Pécresse va au bout de sa logique d’instrumentalisation de la question des examens à des fins de pure communication politique.

Elle défend ainsi une conception bien particulière de l’autonomie qu’elle entend imposer aux universités : une autonomie qui ne vaut que par l’assujettissement qu’elle impose aux universités sur les questions pédagogiques et scientifiques, à ses propres visées.
Qui oserait prétendre que c’est au ministre, aussi éclairé soit-il, qu’il revient de prendre les décisions pédagogiques les plus adaptées à la situation concrète que vivent nos étudiants ?
Qui, sinon les enseignants de notre université, sont les mieux à même de définir les objectifs de formation, et les moyens de les atteindre pour nos étudiants ?

Parce que nous n’avons pas d’autres buts que de protéger les étudiants contre un Gouvernement qui s’en lave les mains – voire qui serait prêt à sacrifier des milliers d’étudiants pour faire un exemple -, parce que nous pensons que la discussion et la négociation sont les seules voies pour définir ensemble notre avenir, parce que nous entendons défendre l’autonomie pédagogique et scientifique de notre université, nous avons accepté un compromis qui ne signe pas la fin de notre mouvement, bien au contraire : afin de poursuivre la mobilisation sans faire payer aux étudiants de troisième année de licence le prix de l’incurie et du mépris du Gouvernement, nous acceptons que les évaluations soient organisées, pour la troisième année, dans le cadre des modalités de contrôle des connaissances votées, sur la base des enseignements effectivement dispensés.  Les première et deuxième années de licence bénéficieront du dispositif des jurys d’obtention-validation.

Notre souci de maintenir l’unité de l’université et de respecter les avis de la majorité de ses membres, notre volonté de trouver une issue à la situation actuelle en mettant en oeuvre une solution concertée, nous ont rendus encore plus solidaires et déterminés.

Oui Madame Pécresse, nous sommes toujours debout, forts d’une mobilisation sans précédent et d’une très large prise de conscience du caractère destructeur, néfaste, de vos réformes : notre communauté dans son ensemble réaffirme l’incompatibilité fondamentale de la LRU avec un service public de qualité accessible à tous.
Tant que le Gouvernement persistera, et fermera la porte à une véritable concertation de notre communauté, nous lui opposerons la résistance de notre détermination.

Le mouvement continue, et il prendra d’autres formes dans les semaines et les mois à venir. Comme l’affirmait avec force la dernière CNU : « les universités entrent en résistance ».
Résistons !

FercSup CGT Université Stendhal – SnesUp Grenoble – Sud Education Université Stendhal
Les personnels mobilisés de l’Université Stendhal – Collectif MARRE (Mobilisés pour une autre réforme de la recherche et de l’enseignement) – Sauvons l’Université (Université Stendhal)

Télécharger la version PDF

1 commentaire

Classé dans communiqués

Lidilem « labo en lutte »

Liste des motions votées

1- Suite à la coordination nationale des délégués de labo (12 mars 2009), le laboratoire LIDILEM se déclare « labo en lutte ».

(6 abst, 0 contre, 39 pour)

2- Le laboratoire LIDILEM affirme que la recherche française ne souffre pas d’un déficit d’évaluation, mais d’un déficit de moyens, notamment au niveau des postes de soutien à la recherche (ingénieurs et administratifs).

(0 abst, 0 contre, 45 pour)

Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Assemblées générales, Labos

Réponses des élus Grenoblois à notre interpellation

Le 2 avril dernier, nous avons interpellé les élu-e-s à la Ville de Grenoble.

Les Groupes communiste et Grenoble objectif citoyenneté nous ont assuré de leur soutien, et proposent de nous rencontrer.

Le groupe des élu-e-s écologistes nous a fait cette réponse argumentée le 17 mai 2009 (les insertions des liens sont de nous) :

 » Bonjour,

Désolé pour le délai de réponse, mais notre action publique a suffisamment montré que nous sommes pleinement en phase avec les objectifs de vos actions.

Nous avons en effet dès février proposé et fait voter par notre Conseil Municipal (à l’exception de l’UMP, du MoDem, des démocrates européens et du PRG !) le vœu que vous pouvez retrouver ici qui a été repris sur le site de la « Coordination enseignement supérieur- recherche » qui relate votre combat.

Dans ce vœu que nous avons voulu consensuel, nous n’indiquions pas notre demande d’abrogation de la loi LRU. En effet plusieurs élus dits de gauche du conseil municipal restent intimement persuadés de l’intérêt de la loi LRU qui « ouvrirait les universités sur le monde du travail et leur donnerait une bonne gouvernance ». Quand on sait que les mêmes, désignés par leur collectivité pour siéger aux CA des universités, n’y vont jamais et donnent ainsi des pouvoirs en blanc au président, on peut rester dubitatif sur leur idée de la bonne gouvernance des universités !

Les projets de mastérisation des IUFM sont très dangereux pour le service public. Nous sommes attentifs au maintien d’une formation des maîtres spécifique tout en renforçant des liens avec les disciplines enseignées dans les autres composantes de nos universités. Mais ceci ne doit être réalisé qu’avec un large consensus des personnels et étudiants et non par des décrets imposés d’en haut. Par ailleurs, la création de stages longs non rémunérés vise à combler les suppressions de postes mises en œuvre aujourd’hui et accentuées demain dans les écoles, collèges et lycées. Ne ne pouvons l’accepter. Le report partiel de la mastérisation va permettre d’inscrire les étudiants à l’IUFM de Grenoble, mais nous devons rester vigilants avec vous pour l’avenir.

C’est bien le sens de notre participation, de temps en temps suivant nos disponibilités, aux « rondes des obstinés ».

En continuant la lutte à vos côtés, recevez nos salutations militantes,

Le Groupe Ecologie & Solidarité – EluEs Verts, Ades, Alternatifs de la Ville de Grenoble »

Voir aussi l’interpellation par le collectif IUFM des élu-e-s sur les inscriptions

Poster un commentaire

Classé dans Actions