Archives de Tag: Motions

Motions du Cevu de Stendhal – 25/3/10

Le CEVU de l’Université Stendhal Grenoble 3 du 25 mars 2010 relaie et soutient les 2 motions qui lui ont été présentées par les UFR de Sciences du Langage et Lettres et Arts

Adopté à l’unanimité

Motion adoptée par le conseil d’UFR de Sciences du langage du 24 mars 2010

Le Conseil d’UFR de Sciences du Langage réuni ce mercredi 24 mars 2010 valide la remontée des maquettes d’un Master de l’Enseignement pour la formation des professeurs des écoles en observant néanmoins le déni de démocratie dont a fait preuve le gouvernement en précipitant la mise en place d’une réforme de manière autoritaire sans tenir compte de l’opposition d’une grande partie de la communauté universitaire 2010.

En refusant la concertation, le gouvernement persiste dans la mise en oeuvre d’une politique de recrutement qui cherche à systématiser le recours croissant à des personnels précaires, comme en témoignent les suppressions de poste massives dans l’Education nationale depuis 3 ans : 11 000 postes en 2008, 13 500 postes en 2009, 16 000 postes en moins prévus pour 2010. Les masters enseignements, en actant la dissociation entre formation universitaire préparant au métier de l’enseignement et concours de recrutement, permettront d’alimenter le contingent sans cesse croissant d’enseignants précaires, formés et diplômés, mais sans poste de fonctionnaire titulaire. La qualité de l’enseignement ne pouvant que souffrir d’une telle évolution, nous nous inquiétons d’une logique qui semble privilégier les considérations économiques, en reléguant au second plan l’ambition émancipatrice et humaniste de l’Education.

Le conseil d’UFR déplore que les directives imposées par le gouvernement ne permettent pas d’optimiser le niveau de qualification et de formation professionnelle des futurs enseignants. Privés d’une réelle année de stage et de formation sur le terrain, ils se verront affectés directement à une classe à plein temps dès leur master obtenu. Le conseil demande ainsi des garanties sur les stages pratiques des futurs enseignants quant à leur durée et à leur suivi.

Motion adoptée par le conseil de l’UFR des Lettres et arts, réuni le 24 mars 2010

Lire la suite

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Conseils

Réponse du Front de Gauche au questionnaire de SLU

Elisa Martin (Front de gauche, Rhône Alpes), « Ensemble pour des régions à gauche solidaires, écologistes et citoyennes », le 8 mars 2010

Question n°1

Les régions doivent-elles accompagner, voire favoriser la constitution des pôles universitaires, laissant aux établissements qui n’en font pas partie un enseignement coupé de la recherche ? Quelles mesures envisager pour lutter contre les dérives de l’inégalité territoriale alimentée et renforcée parle plan Campus, le plan de relance et le Grand Emprunt ?

Les pôles universitaires sont un des piliers principaux de la politique menée par le gouvernement concernant les universités et la recherche. L’objectif est clair : le démantèlement du service publique pour créer un marché de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette attaque suit une méthode très précise et maintenant connue de tous, puisqu’elle est appliquée à tous les services publics :

– d’abord le dénigrement du service public,

– puis l’organisation de dysfonctionnements au sein de celui-ci,

– ensuite l’instauration de la concurrence pour mieux transférer une partie des activités vers le privé

– pour enfin achever le service public au nom de l’« égalité »

En ce qui concerne les pôles universitaires, les stratégies de regroupement entamées depuis 2006 avec les pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) ont été accentuées par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Ce processus s’est finalement vu renforcé par une partie du grand emprunt annoncé par Sarkozy (7,7M€) qui financera cinq à dix de ces « grands pôles universitaires d’excellence ».

Nous ne sommes pas dupes : nous voyons bien que cette politique menée par la droite fait partie du processus de Bologne par lequel 46 États européens (dont le Vatican…) se sont engagés à établir un espace européen de l’enseignement supérieur d’ici 2010 (en liaison avec la stratégie de Lisbonne qui vise à faire de l’Europe l’économie de la connaissance la plus performante de la planète, doux euphémisme pour désigner de manière vertueuse la volonté d’ouvrir au marché le secteur de l’Education afin de satisfaire les appétits privés).

Pour autant, le processus de Bologne n’a aucune valeur juridique contraignante : la France pouvait se dispenser d’accepter de telles dispositions.

Par ailleurs, Valérie Pécresse s’est également beaucoup référée au classement dit de Shangaï pour expliquer que l’université française serait dépassée car stagnant « au 45e rang » de ce classement, d’où le besoin de créer ces « grands pôles d’excellence ».

Or ce classement ne prend pas en compte la sélection faite à l’entrée des universités ni leur mode de financement. Les missions de service public des universités françaises, comme l’obligation d’accueil de tous les étudiants, sont donc évacuées de l’évaluation. En outre, seules les performances en matière de recherche sont évaluées, le taux d’insertion professionnelle des étudiants n’est pas pris en compte. Dans les pays où la recherche est très largement duale comme en France (à la fois universitaire et d’État via les établissements type CNRS, INRA, INSERM …), ce classement ignore une partie de l’effort de recherche et minore ainsi artificiellement les performances de la France. Est ainsi passé sous silence le fait que le CNRS est le 5e organisme mondial pour le nombre de publications, et le premier en Europe et cela en lien étroit avec les universités, à travers les unités mixtes de recherche CNRS-universités.

Nous voyons bien que les raisons d’être de ces pôles d’excellence ne sont justifiées par rien d’autre que par la volonté d’imposer une logique de rentabilité et compétitivité universitaire. Or ce modèle va créer des inégalités territoriales énormes, puisque ces grands pôles vont capter la plupart des financements au détriment des petits campus. Ainsi, alors que les grands pôles d’excellence pourront lier l’enseignement à la recherche, le reste des campus devront se contenter d’un enseignement quant à lui coupé de celle-ci. Nous nous opposerons fermement à cette concurrence universitaire qui met à mal le principe républicain du droit à l’accès à un enseignement de qualité pour tous.

Pour ce qui est du soutien de la région à de telles initiatives nous sommes évidemment opposés, d’autant plus que nous refusons d’une façon générale qu’il y ait un transfert de charges de l’État vers les régions en ce qui concerne l’enseignement supérieur et la recherche. Ces deux domaines doivent rester une compétence de l’État pour garantir une fois de plus le droit pour tous de pouvoir accéder à un enseignement de qualité. Cependant nous ne comptons pas rester les bras croisés et observer le retrait progressif de l’État : nous ferons de l’Association des Régions de France (ARF) un outil de résistance face à ces politiques de démantèlement du service public. Nous comptons travailler ensemble avec toutes les régions pour mener ce combat vis-à-vis du gouvernement et ne pas laisser la place à la marchandisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce combat pourrait prendre la forme de conseils régionaux de l’enseignement supérieur et de la recherche, coordonnés au niveau national, pour pourvoir ainsi conjuguer nos efforts face aux politiques gouvernementales.

Pour ce qui est de notre politique régionale en direction des universités, c’est dans la perspective de mise en œuvre de l’intérêt général que nous comptons privilégier le partenariat public avec le CROUS en matière de restaurants et cités universitaires de même qu’en ce qui concerne les bibliothèques. C’est en finançant ces structures que nous pourrons accompagner la réussite de tous.

En ce qui concerne la recherche publique, nous sommes conscients que les allocations de fonds publics régionaux contribuent à faire vivre les laboratoires de recherche. Ce qui nous intéresse c’est de développer la recherche au service de la mise en œuvre de l’intérêt général, raison pour laquelle la Région sollicitera ces laboratoires de recherche dans des domaines tels que l’agriculture, le logement et dans l’élaboration de contre-projets industriels. Évidemment nous comptons faire en sorte que les résultats obtenus par la recherche publique soient protégés et nous le ferons par l’intermédiaire de brevets publics.

Question n°2

Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Actions

Appel contre la mastérisation – Dep. Espagnol, Univ. Stendhal

12 février 2010

Le département d’espagnol de l’Université Stendhal de Grenoble, réuni le 12 février 2010, réaffirme son opposition à la réforme de formation des enseignants qui menace l’Éducation nationale dans son fonctionnement et ses fondements, sacrifie la formation disciplinaire et pédagogique, généralise la précarisation de notre profession et affaiblit les masters de recherche de l’enseignement supérieur.

Nous en appelons aux autres départements et UFR de notre université pour qu’ils prennent une position similaire et demandent à nos Conseils centraux qu’ils s’associent à ce refus.

Nous appelons tous nos collègues à :

  • intervenir dans chaque conseil pour exprimer notre opposition à cette réforme ;
  • refuser de faire partie des prochains jurys de CAPES ;
  • refuser de collaborer avec les rectorats pour mettre en place les remplacements déguisés en stages ;
  • s’adresser aux enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire mais aussi aux parents d’élèves pour les alerter sur les conséquences nocives de cette réforme sur la qualité de la formation des enseignants.

Texte voté à l’unanimité des 17 présents.

Poster un commentaire

Classé dans AG UFR

Université Stendhal – Soutien à Sabine Luciani

Motion du CA de l’Université Stendhal-Grenoble 3

Le Conseil d’administration de l’université Stendhal-Grenoble 3, réuni le 26 février 2010, s’étonne de la convocation à la DGRH du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de Sabine Luciani, Vice-présidente du jury du CAPES de Lettres Classiques, suite à la motion votée par ce jury attirant l’attention du ministère sur les dangers actuels de la réforme de la formation des enseignants.

Il semble en effet relever de la pleine responsabilité du jury du CAPES que d’exprimer son avis sur cette question. Au demeurant, cette motion, approuvée par l’ensemble des membres du jury sauf 7 personnes n’ayant pas pris part au vote, ne fait que rejoindre les innombrables motions votées dans les CA d’établissement, les conseils d’UFR, les associations de doyens, les sociétés savantes, la CPU, la CDIUFM, les sections du CNU. Elle reflète donc l’avis très massif de la communauté universitaire.

La convocation de Sabine Luciani (et d’elle seule) à la DGRH du MESR peut donc passer pour une tentative d’intimidation sur une collègue isolée qui, n’étant pas présidente du jury de Lettres Classiques, ne peut d’ailleurs le représenter.

Le CA de l’université Stendhal condamne fermement cette démarche.

Approuvée à l’unanimité

Poster un commentaire

Classé dans Conseils

Motion du CA de l’Université Stendhal du 29 janvier 2010

Le CA confirme la position exprimée le 18 décembre et constate que l’arrêté du 31 décembre 2009 n’a fait qu’ajouter à l’inquiétude et à la confusion.

Il mandate la présidente pour transmettre au MESR des demandes concernant :

  • un report de la session de l’automne 2010 au printemps 2011
  • des assurances concernant le budget des futures formations
  • des éclaircissements sur l’articulation du décret du 28 juillet 2009 et de l’arrêté du 31 décembre 2009.

Le CA réaffirme la nécessité d’une formation professionnelle de qualité, et en particulier d’une progressivité dans les stages excluant tout stage en responsabilité avant la réussite du concours.

Adoptée à l’unanimité.

Poster un commentaire

Classé dans Conseils

Motion « mastérisation » du CA de Stendhal – 18/12/9

Motion votée lors du CA de l’Université Stendhal du 18/12/9

Le CA de l’Université Stendhal-Grenoble3 constate que les graves inquiétudes sur l’avenir de la formation des enseignants manifestées l’année dernière par la non-transmission des maquettes n’ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevable en l’état les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre dernier, propositions qui ne tiennent compte ni des conclusions du groupe «inter-conférence universitaire », ni des différents groupes de travail, ni de l’avis de la CPU ni de celui de la CDIUFM et du comité de suivi Masters.

Le dispositif actuellement prévu est à la fois inapplicable en l’état et très défavorable à tous les étudiants, ceux qui se destinent à l’enseignement comme les autres. Le calendrier proposé pour l’année de M2 ne permet ni d’approfondir les disciplines fondamentales, ni d’initier les étudiants à la recherche, ni de les aider à aborder les aspects didactiques et pédagogiques du métier d’enseignant. Plus précisément, le CA constate que ces nouveaux dispositifs mis en place au mépris de toute concertation par le gouvernement vont :

  • augmenter la durée des études non rémunérées et la sélection sociale par l’argent
  • envoyer en stage des étudiants sans formation, tout en restreignant considérablement le nombre d’enseignants titulaires, ce qui revient à faire assumer aux stagiaires le rôle de remplaçants
  • placer les épreuves écrites des concours au début de l’année universitaire de M2, favorisant ainsi le recours à des institutions privées pour le bachotage préparatoire aux épreuves durant l’été
  • suggérer aux étudiants de présenter successivement, à quelques semaines d’intervalle, les concours de PE, de PLC, et de PLP
  • demander aux étudiants de M2 de préparer un oral de concours, suivre des stages (d’observation, de pratique et enfin de responsabilité), se former à la recherche et rédiger un mémoire, s’initier à la dimension internationale de leur fonction future et connaître l’organisation de l’éducation nationale, tout ceci entre février et mai.

Aussi le Conseil d’administration de l’université l’Université Stendhal-Grenoble3 demande au gouvernement qu’il retire ce projet rejeté par l’immense majorité des acteurs du dossier.

Motion adoptée à l’unanimité

1 commentaire

Classé dans Conseils

Motion du CA de Stendhal – 23/11/9

Le CA de l’université Stendhal, après avoir pris connaissance de l’analyse du groupe de synthèse et des propositions contenues dans le document « réforme de la formation et du recrutement des enseignants » s’associe pleinement à la position exprimée par la CPU dans sa réunion du 19/11/2009.

Adoptée à l’unanimité le 23/11/9

Poster un commentaire

Classé dans Conseils